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Sauf qu'à l'age de quinze ans la photo, le cinéma me taquine,
mais à Marseille à cette époque pas d'école, alors me voilà
apprenti chez un photographe, adieu les reportages, les photos de mode, me voilà dans un labo à tirer des photos,
ce qui m'a permis de passer mon CAP.
Mais dans l'idée le micro est toujours là, alors que faire...
La bonne idée viendra de l'un de mes amis : faire une
émission de radio... Nous investissons le studio son du club que nous fréquentons et où nous faisons déjà du doublage de film que nous réalisons en colo (colonie de vacances). Quelques disques que nous piquons à nos parents, un magnétophone, un tourne disque, un mélangeur
et enfin un vrai micro qui enregistre mes propos...
Et c'est parti, une heure d'émission qui ne restera pas dans les
anales, je ne sais pas moi-même ce qu'est devenu cette première émission, c'était en 1967. La suite c'est que tout le monde c'est piqué au jeu, nous nous sommes construit un studio chez ma mère et une fois par mois son appartement devenait les studios de SUD LITTORAL MEDITERRANNEE. La première radio libre était née, et grace à un gadget qui émettait sur une fréquence de la bande FM nous permettait d'être entendu par les gens du quartier que nous avertissions préalablement.
Je ne résiste pas à vous communiquer la grille du programme :
6heures- la matinale déjà animée par Max Lafontaine.
9heures- Pauline Sulak (que je devais retrouvé plus tard à
Radio Monte-Carlo, elle devait également travailler à Sud- Radio)
10heures- Max and CO jeux musique divertissement
12heures SLM magazine Je me souviens de mon ami Bernard
Rabouille qui animait cette tranche et à qui je pense aujourd'hui disparu dans un accident de la route.
14h- le rendez-vous des conseils...
14h30- Madame SLM conseil et devinait qui était madame
SLM conseil, ma propre mère qui gentillement jouait le jeu,
je l'en remercie et si depuis j'ai pu faire la carrière
radiophonique qui est la mienne c'est en grande partie grace à elle, encore merci...
15h- Eugène, slogan : Là ou il y a d'lEugène y a pas de plaisir,
différentes rubriques composaient ce rendez-vous, avec entre
autre autre un feuilleton écrit par cet Eugène qui aurait pu faire carrière et qui n'était autre que l'un de mes meilleurs amis Pierre Maurin avec qui nous avons également réalisé un film..
On ne se refusait rien....
17h- l'émission branchée du moment "Rock and roll story"
18h- la deuxième édition de SLM magazine
19h- l'émission intimitiste de Mister Arthur (pas celui que l'on
connait aujourd'hui) celui là est conservateur de musée.
Nous avons passé des moments fabuleux encore merci à
tous, nous étions pour ces journées radios une bonne quinzaine de personnes, je vous ai parlé de l'antenne mais il avait aussi l'intendance et les supporters.
La passion de la radio me dévorait, j'étais un auditeur assidu
de RMC ou l'on pouvait entendre Maurice Gardett et les début d'un certain Jean-Pierre Foucault et Léon, mais aussi Pierre Lescure qui animait le soir un hit parade mouvant,
et Jacques Bal qui présentait lui une émission folle à 16h ou
16h30 à la suite du décès de Michel Cogoni, en hommage il devait créer un concours pour les jeunes animateurs "le prix Michel Cogoni prenez ma place" il fallait pour y participer passer évidemment des éliminatoires puis si vous étiez sélectionné une demi heure d'antenne vous était confiée, c'était le samedi après-midi entre 17 et 18heures ou deux candidats s'affrontaient en présentant disques, jeux et interview, un jury de personnalité départageait les candidats.
Et celui qui devait gagner à la finale était embauché sur RMC.
Quel rêve! Vous vous en doutez je me suis précipité et me
suis inscrit. résultat : je passe les eliminatoires, me voici pour la première fois de ma vie derrière le micro d'une vraie radio qui marchait très bien à cette époque.
Quelle peur bien que mon passage s'était passé dans les
studios d'RMC à Marseille et supporté par ma bande d'amis, pas moins d'une trentaine, enfin tout s'est très bien passé sauf peut-être le commentaire de l'un des membres du jury Monsieur André Gaspard qui était directeur d'antenne de Radio Monté-Carlo
et qui me dit "jeune homme sachez que pour être animateur
sur une chaine nationale il faut avoir un accent neutre".
Alors que j'avais effectivement le bel accent de ma région
d'origine, (pour l'anecdote je devais quelques mois plus tard passer un casting pour l'ORTF radio régionale et là je me suis appliqué à gommer cet accent et il m'a été répondu qu'il recherchait quelqu'un avé l'accent... zut c'était raté...
Revenons au concours de Radio Monte-Carlo, la deuxième
semaine mon concurrent n'est pas venu, je pensais avoir gagné, mais pour la beauté du sport Jacques Bal me proposait de remettre mon titre en jeu la semaine suivante mais cette fois ci dans les studios de la principauté à Monaco.
Me voilà donc parti tout seul dans cette maison mytique qui
nous faisait tous rêver... la solitude, l'attente et le peu de loc après acité de l'invité Françoise Hardy ont eu raison de moi et mon passage dans le prix Michel Cogoni.
Pas grave après avoir fait pleins de petits boulots et
quelques années d'attente, de cv, de cassettes envoyées à toutes les radios ma carrière allait enfin démarrer...
Je vous renvois pour ça aux pages radios de ce site à
commencer par Radio ANDORRE. |
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Marseille
Le pont transbordeur.
L'histoire commence là
dans cette ville ensoleillée du
sud de la France ou l'on parle fort et avé l'accent.
Issus d'une famille d'artiste, on
chante et joue la comédie à la maison et à la scène. |
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Mon grand père maternel
Laurent Lafontaine, vedette de la
radio déjà à Marseille en 1927,
il m'a communiqué le plaisir du
dialogue et la plaisanterie ainsi que l'amour du cirque qu'il me fit connaitre dès mon plus jeune âge. |
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Oui là c'est moi, bonjour la vie...
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L'image du bonheur...
Mon père Jean avec mon grand-
père à droite. Ma mère Cécile et moi |
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Qu'elle famille!!!
Les Lafontaine :
Laurent
Georgette
et Marius
et Cécile
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Avec de tels antécédents ma
voie était toute tracée :
chanter ...non,
la comédie... trop timide,
alors le micro... c'est çà le micro
et pour commencer une balle de ping pong fera l'affaire...
C'est comme çà que tout à
commencer... |
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Quel cinéma quand on a
16ans |
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1ere émission en 1967
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Et puis l'armée...
non là c'était pour un bal masqué
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Mon bonheur
la mer
le soleil
la radio
la
bonne
humeur
et
l'amour
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Même pour les filles je n'ai
pas oublié la radio..
ou pas longtemps
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Cheveux longs et micro
en ballade
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1er concour à RMC en
1972, embauché 6 ans plus tard pour les matinales des week-end. |
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Heureux le garçon d'avoir
réussi à faire de sa passion
son métier. |
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Après ANDORRE, RMC, RADIO
FRANCE, TMC, RTL,
me voici sur EUROPE 1
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Merci de votre visite
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